Retenez-bien ce nom SAULE. Il n’a pas 30 ans et possède un génie comme cela n’est pas permis. D’ailleurs Cali a été conquis après seulement 4 titres ! Les autres professionnels aussi, c’est ce qui a permis la naissance de son album "Vous êtes ici."
Saule, de son vrai nom Baptiste Lalieu aime le son des guitares sèches et les mélodies épurées. Il est accompagné d’une bande de musiciens loufoques qui l’entourent magnifiquement.
Auteur compositeur, Saule est un amoureux des mots avec lesquels il jongle avec un talent indécent. Ancien comédien, il a gardé ses jeux de scènes jusque dans ses musiques. Qui saurait le définir et le ranger dans une case spécifique ? Saule est un électron libre. Il vibre aux sons de notes hispanisantes et de voix mélodieuses (les Pleureurs, ses musiciens) et parce qu’il donne beaucoup, on tombe sous le charme.
Quand Baptiste chante « Saule », on courrait caresser les branches du premier qu’on trouverait. A écouter « Tu dors », on revit les nuits où l’on est rentré tard alors que l’autre dort et que, pourtant... Une musique plus qu’entraînante, une trompette à la Brassens et ce sont les paroles de « Si » qui résonnent gaiement. Pourtant, Saule y parle de quelqu’un qui imagine ce qu’il ferait s’il savait qu’il allait mourir prochainement. « Le baiser » est chaud et doux à écouter. Baptiste sait aussi vanter les bienfaits de n’en faire que le « Minimum » ou raconter l’histoire banale d’une « Madame Pipi » qui ne l’est pas du tout, banale.
On se demande bien pourquoi, Saule prétend qu’il a la « Tête ailleurs » car pour faire vivre tous ces personnages, il faut l’avoir bien remplie.
Mais comment fait-il pour connaître aussi bien les effets du « Temps qui passe » alors qu’il est encore si jeune ? Si jeune ? Pourtant aux notes envoûtantes de la chanson « Le boss », on se demande si vraiment il ne nous balade pas en mentant sur sa date de naissance ? Surtout qu’il avoue souffrir du complexe de « Peter Pan ». A moins que ce ne soit parce qu’il subit la loi de ce « Murphy » ?
Tout s’arrête bien trop vite avec le « Bal des timides » et c’est vraiment dommage. Prenez le temps d’écouter le CD jusqu’à la dernière seconde, vous aurez une très jolie surprise.
SAULE, je n’irai pas par quatre chemins : JE T’AIME !
Pas la peine de pleurer, le tout premier album de Saule est une pure merveille. Ce jeune artiste bruxellois n’a pas peur de la douceur et du naturel, même s’il nuance ses balades de quelques titres un peu plus rythmés (« Le boss »). Ce qu’on retient des douze titres de « Vous êtes ici », c’est d’abord le charme et la simplicité. Car Saule ne joue pas, il met en mots des émotions et compose pour elles des mélodies tendres et spontanées. Chez lui, pas de cris, pas de gros sons, juste beaucoup de finesse. C’est en ça qu’il se démarque de beaucoup d’autres.
Lui chercher des influences serait peine perdue ! Le chemin qu’emprunte Saule est tout à fait particulier. La fragilité qu’il laisse apparaître n’est comparable à aucune autre, et surtout pas à celle de Raphaël l’éternel mélancolique.
Ce qui transparaît surtout dans son album, c’est son optimisme, apparemment à toute épreuve. Saule ne veut pas faire pleurer dans les chaumières, ne veut pas attirer des hordes d’adolescentes éplorées dans ses filets. La chanson « Si » en est la preuve : « s’il ne me restait qu’un seul jour, alors je serais content… ». Dans « Madame Pipi », Saule fait un bel éloge des petits plaisirs de la vie quotidienne, des vrais gens de la vraie vie. Une chanson qui rappelle qu’il n’y a pas besoin d’être une star pour être heureux, ce qu’on oublie trop souvent,…et qui nous permet d’espérer qu’avec tout le succès qui l’attend, le jeune artiste ne prendra pas la grosse tête ! Mais on n’aurait aucune raison de le craindre !
« Vous êtes ici » est une merveille d’optimisme, de sincérité et de professionnalisme. Saule et ses pleureurs ont un bel avenir devant eux. On leur souhaite d’ailleurs tout le bonheur du monde ainsi qu’à leur tout jeune label 30 février (également celui du groupe liégeois Eté 67).



Comme le dit l'adage, qui peut le plus peut le moins.
Mais pourquoi faire plus quand on peut faire moins et que c'est si joli?
Franchement...
Peut-être hédoniste mais surtout doté d'un goût très sûr pour les musiques très belles, Saule aime le bois et les voix. Le bois des guitares sèches et des instruments faits-main. Les voix en harmonie. La sienne évidemment mais aussi celles de ses Pleureurs, des musiciens qui sont tout sauf tristes.
Le bois et les voix donc. On ne serait pas étonné que Brassens et les Beach Boys aient tenu ensemble l'arrosoir pour faire grandir ce Saule.
Pourtant, ce qui frappe dans la musique de Saule, c'est qu'elle ne ressemble à rien. Rien de connu. Encore connu, du moins. Si jeune et déjà si grand,Saule a trouvé un chemin bien à lui, qu'il suit au rythme des saisonsdepuis 2004. Aussi à l'aise dans les ambiances bleutées d'un café-théâtre en hiver seul à la guitare que sous les rayons du soleil de Dour en groupe et en été, Saule donne vie à des histoires parfois drôles, souvent intemporelles, toujours tendres dans lesquelles évoluent des personnages qui n'existent qu'en chanson. Dommage.Après Dour et sa plaine, il abandonne sans peine le bois des planches de théâtre auxquelles il se destinait. C'est le grand Saule vers les nez creux de Bang!. D'abord 4 titres pour conquérir Cali, Louise Attaque et les professionnels. Une formalité avant d'enregistrer un premier album incroyable qui porte le titre "Vous êtes ici". Un album évident dès la
première écoute. Un album que l'on peut écouter mille fois sans lassitude, parce que chaque chose est bien en place mais dont les astucewws ne se dévoilent qu'au compte goutte.

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Le disque s'intitule « Western », mais rien à voir avec une chevauchée poussiéreuse de fringants cowboys. Plutôt une suite de contes, romantiques ou cruels, nostalgiques ou passionnés. Avec, comme constante caustique un art consommé de la chute inattendue et de l'observation attendrie de ses contemporains. Il y a des duos, avec Dominique A... en personne (« Personne », magnifique ode à la solitude) ou avec Sacha Toorop, concitoyen à l'émotion souriante qui évoque Henri Salvador (« Désert »).




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